← Back

A round table on the Palestinian diaspora dropped after a refusal to abandon the word “genocide”

Event / Conference Cancellation, Disciplinary Sanction / PressureLegal procedures: No

DATE

June 22, 2026

LOCATION

Aubervilliers (France)

TARGETED PERSON/INSTITUTION

Collectif Universitaires avec Gaza (UAG)

DOMAIN/FIELD

Higher Education, University, Research

RESPONSIBLE FOR BAN

Campus Condorcet

The Universitaires avec Gaza (UAG) collective denounced restrictions imposed on a workshop dedicated to Palestine as part of the "Week of Hospitality and Academic Freedom", held at the Condorcet Campus on June 22, 2026. Invited to present their report Surviving Genocide in Gaza, Coming to France: Obstacles Facing Palestinian Students and Researchers as well as their work on academic mobilizations related to Gaza, the speakers stated that Campus Condorcet had asked them to replace the term “genocide” with “violence” in the title of their roundtable discussion, or to agree to have it removed from the event’s official program.

In its statement, the collective asserts that “this matter is not only about the organization of a roundtable. It constitutes yet another manifestation of the epistemic injustice afflicting Palestinian scholarship in French and European universities.” In support of Palestinian researcher Omar Alsoumi and the other affected scholars, the collective also quotes Alsoumi, who writes in Child of Palestine that Palestinians “are tolerated as objects of study or as victims, but as soon as they themselves produce critical analyses of their own condition, their voices suddenly become problematic.”

EXTERNAL LINKS AND TESTIMONIES

  • Témoignage :Omar Alsoumi, chercheur palestinien en exil et l’un des intervenants concernés, a transmis à SAMT le témoignage suivant : Le Campus Condorcet et UXIL censurent la Palestine : premières hypothèses tirées d'une expérience de chercheur indigène indépendant. Chercheur palestinien en exil mobilisé dans le cadre d'un projet de recherche action soutenu par l'Institut Convergence Migrations, je me dois de dénoncer la censure et l'hypocrisie des responsables de la semaine de l'hospitalité et des libertés académiques. Exilés, chercheurs indigènes nous travaillons à soigner les nôtres, documenter et analyser l'expérience de notre communauté dans l'accueil de nos frères et sœurs rescapés du génocide à Gaza, en Palestine. Nous avons été sollicités pour organiser une table ronde lundi 22 juin dans le cadre de cette semaine. Nous avons proposé une rencontre intitulée "auto-organisation de la diaspora palestinienne face au génocide" avec les acteurices de l'accueil des rescapés de Gaza en Europe. C'est l'intitulé de notre projet de recherche action soutenu par l'ICM. Les responsables d'UXIL et du Campus Condorcet nous ont proposé de remplacer le mot “génocide” par “conflit”. Ou de tenir cette table ronde dans un espace extérieur au programme officiel de cette semaine mal nommée. Nous avons refusé ces conditions humiliantes, indignes, inacceptables. Les responsables de ces décisions injustes sont d'abord ceux du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qui sème la terreur dans les rangs de ses fonctionnaires tentés d'apparaître comme solidaires de la lutte de libération du peuple palestinien. Viennent ensuite les responsables de cette semaine, du réseau UXIL, et du campus Condorcet : ils sont les responsables directs de cette censure. Peur pour leurs carrières, négligence, incompétence ou carrément colonialisme et sympathies sionistes, à ce stade seules des hypothèses sur leurs motivations sont possibles : je ne sais même pas qui sont ces hypocrites qui nous censurent à distance. Enfin, il faut le dire même s'il s'agirait a priori d'alliés : Médecins du Monde et l'Institut Convergences Migrations, en tant que cofinanceurs du projet ont une responsabilité lourde. Plutôt que de suivre avec attention et soin ce projet sur le génocide en Palestine, les responsables de ces organisations l’ont négligé, confiant à de jeunes chercheurs subalternes et bénévoles la tâche de valoriser ce projet dans un cadre inhospitalier qui pratique la censure. Je choisis en mon âme et conscience de porter à la connaissance du public ces faits. Je partage ici des hypothèses, des savoirs, et des doutes. A chacun d'assumer ses responsabilités. J'ai une certitude : les bureaucraties obscures qui prennent ces décisions injustes doivent non seulement être dénoncées, mais remplacées : place aux chercheurs de nos peuples en lutte qui restent marginalisés, cantonnés à la précarité, pendant que les privilégiés pilotent leurs carrières en participant nonchalamment de l'étouffement de nos peuples, de nos savoirs, de nos vies.

Related cases