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Des universités italiennes bloquent les débats sur la campagne de boycott académique « Stop Technion »

Annulation d’événement / conférenceProcédure judiciaire: non

DATE

15 mars 2016

LIEU

Catane (Italie)

PERSONNE/INSTITUTION VISÉE

Organisateurs de la table ronde sur le boycott académique (SeSaMO), dont Enrico Bartolomei

DOMAINE

Université

RESPONSABLE DE L'INTERDICTION

Direction de l'université de Catane

En fin janvier 2016, plusieurs centaines d'universitaires issus d'une cinquantaine d'universités italiennes ont lancé un appel à suspendre la coopération avec le Technion, l'Institut israélien de technologie basé à Haïfa, en raison de ses liens étroits avec l'armée israélienne et des fabricants d'armes comme Elbit Systems et Rafael. Au moins huit universités italiennes, dont les Écoles polytechniques de Milan et de Turin et les universités de Cagliari, Florence, Pérouse, Rome et Turin, ont des accords avec le Technion. Conformément aux lignes directrices de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d'Israël (PACBI), les signataires se sont aussi engagés à refuser toute coopération institutionnelle avec les universités israéliennes, tout en continuant à travailler individuellement avec leurs collègues israéliens. Dans les semaines suivantes, les tentatives de débattre de la campagne sur les campus italiens se sont heurtées aux refus des autorités universitaires.

À l'Université de Catane, en Sicile, la Société italienne d'études sur le Moyen-Orient (SeSaMO) devait tenir son congrès annuel à la mi-mars 2016, avec une table ronde sur les implications des campagnes de boycott académique et culturel d'Israël. Coordonnée par le chercheur indépendant Enrico Bartolomei, elle était présentée comme la première discussion ouverte des campagnes BDS et PACBI par une association académique italienne. Début mars, elle ne figurait pourtant pas au programme officiel du congrès, faisant craindre sa suppression.

Le 7 mars 2016, Academics for Palestine Ireland a publié une lettre de solidarité avec les signataires de l'appel « Stop Technion » et les organisateurs des événements annulés à Cagliari, Turin, Rome et Catane. Le groupe a estimé que la discussion du boycott académique était devenue fortement sécuritaire sur les campus italiens, et a rapproché ces cas d'affaires antérieures, dont le retrait d'une salle à Ilan Pappé à Roma Tre en 2015. Il a appelé les autorités universitaires italiennes à revenir sur les annulations, à permettre la tenue des débats sur les campus et à mettre fin aux ingérences politiques afin que les universités restent des espaces de libre débat académique.

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