L'Institut Max Planck met fin à la collaboration avec Ghassan Hage suite à une campagne de diffamation médiatique concernant ses critiques à l'égard d'Israël
DATE
LIEU
PERSONNE/INSTITUTION VISÉE
Ghassan Hage
DOMAINE
RESPONSABLE DE L'INTERDICTION
Institut Max Planck et le journal Welt am Sonntag
En février 2024, l’Institut Max Planck d’anthropologie sociale a décidé de mettre fin à sa collaboration avec l’anthropologue libano-australien Ghassan Hage, à la suite d’une campagne médiatique menée dans la presse allemande qui l’accusait d’antisémitisme en raison de ses critiques publiques à l’égard d’Israël et de ses publications sur les réseaux sociaux concernant Gaza.
Selon Ghassan Hage, la polémique a débuté après que le journal Welt am Sonntag l’a contacté, ainsi que des hauts responsables de la Société Max Planck, au sujet de ses déclarations en ligne. Peu après, il a été informé que l’Institut avait décidé de mettre fin à leur collaboration, invoquant des préoccupations liées à l’approche institutionnelle de l’Allemagne face à l’antisémitisme. Hage a déclaré qu’il n’avait pas eu la possibilité de répondre aux allégations avant que la décision ne soit prise. Il a également rejeté une proposition d’accord à l’amiable et a demandé à la place une résiliation formelle précisant les motifs de son renvoi.
En maintenant que ses commentaires constituaient une critique politique de l’État israélien plutôt qu’un acte d’antisémitisme, il souligne que ses travaux universitaires on toujours été en faveur d’un avenir commun et « multi-religieux » en Israël-Palestine. Cette affaire a suscité des critiques de la part d’universitaires et de défenseurs de la liberté académique, qui ont fait valoir qu’elle illustrait la restriction croissante de la liberté académique sur la Palestine en Allemagne et l’amalgame entre critique d’Israël et antisémitisme.