Procédure pour discrimination raciale à l’encontre d’universitaires de l’Université de Sydney suite à des déclarations contre le sionisme
DATE
LIEU
PERSONNE/INSTITUTION VISÉE
Dr. Nick Riemer et professeur John Keane
DOMAINE
RESPONSABLE DE L'INTERDICTION
Quatre plaignants rattachés à l’Université de Sydney, dont les universitaires Joseph Toltz et Suzanne Rutland
En 2024, quatre plaignants rattachés à l’Université de Sydney, dont les universitaires Joseph Toltz et Suzanne Rutland, ont engagé une procédure devant la Cour fédérale d’Australie contre les universitaires Dr. Nick Riemer et le professeur John Keane, ainsi que contre l’Université de Sydney, pour violation présumée de l’article 18C de la loi de 1975 sur la discrimination raciale. Les plaignants ont déclaré qu’une série d’expressions publiques, de publications sur les réseaux sociaux et d’articles critiquant le sionisme et Israël constituaient des discours de haine raciale à l’encontre du peuple juif et des Israéliens.
La procédure visait des commentaires formulés par Riemer à la suite du 7 octobre 2023, notamment des discours prononcés lors de rassemblements pro-palestiniens, des publications sur X et un article paru dans Overland, ainsi que des publications de Keane sur X. Les plaignants ont demandé des injonctions et des excuses publiques, et ont fait valoir que l’université était responsable du fait d’autrui pour les déclarations des universitaires.
Riemer et Keane ont nié que leurs déclarations constituaient une discrimination raciale, declarant, qu’il s’agissait d’expressions de critique politique dirigées contre le sionisme et l’État d’Israël plutôt que contre le peuple juif en tant que groupe ethnique ou religieux. Au cours des audiences préliminaires d’octobre 2025, leurs représentants légaux ont contesté l’argument selon lequel la critique du sionisme devait être assimilée à une critique des Juifs au sens de la législation australienne sur la discrimination raciale.
En mai 2026, le juge a rejeté les amendements selon lesquels le Dr Riemer et le professeur Keane auraient continué à commettre une infraction en ne supprimant pas leurs publications sur les réseaux sociaux. Il a toutefois précisé que le nombre de vues, qui s'élevait à plusieurs milliers, restait un élément pertinent. L'affaire sera réexaminée par le tribunal à une date ultérieure.