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Rupture des partenariats avec les universités européennes : les manœuvres d'Israël

Campagne de diffamation / délégitimation, Coupure de financements, pression / sanction disciplinaire, Harcèlement / doxingProcédure judiciaire: oui, clos

DATE

1 mai 2024

LIEU

Gand (Belgique)

PERSONNE/INSTITUTION VISÉE

Université de Gand

DOMAINE

Université, Etudes supérieures

RESPONSABLE DE L'INTERDICTION

Kesher, Tel Aviv University and the Weizmann Institute

Ce cas s'agit d'un seul et même dossier, à l'échelle européenne, réparti entre les universités concernées. La même introduction figure sur chaque entrée ; ce qui change, c'est l'université localisée sur la carte et le récit de ce qui s'y est passé. Vous retrouverez les autres universités de cette enquête à différents endroits de la carte.

Après six mois d’enquête, Investigate Europe et Reporters United révèlent les tentatives d’Israël visant à empêcher les universités européennes de rompre leurs liens académiques avec les institutions israéliennes.

Au cœur de ce réseau,  l'Association des présidents d'universités israéliennes, VERA a dépensé plus de 800 000 dollars en frais juridiques sur deux ans pour maintenir les partenariats avec les universités européennes.

Le cabinet Kesher est ainsi  intervenu auprès de 27 universités dans 9 pays, avec un enjeu principal : maintenir la présence d’Israël au sein d’Horizon Europe, le programme de recherche de l'UE doté de 95 milliards d'euros, auquel Israël est associé depuis 2021.

La Commission européenne a jusqu'à présent soutenu la participation israélienne, estimant qu'une exclusion fondée sur la nationalité serait discriminatoire. Aucune institution israélienne n'a été suspendue pour manquement à l'article 14 de la convention de subvention Horizon, qui impose les normes éthiques les plus élevées ; une position que les détracteurs opposent au traitement réservé à la Russie, dont les paiements relatifs à 29 projets, d'un montant de 12,6 millions d'euros, ont été gelés quelques jours après l'invasion de l'Ukraine.

Cas 1: Université de Gand

En mai 2024, la commission des droits humains de l’université de Gand recommande de mettre fin aux partenariats institutionnels israéliens, invoquant l'ampleur des violations à Gaza. En novembre 2024, Kesher écrit à l'agence de recherche de la Commission au nom de l’université de Tel-Aviv et de  l’institut Weizmann, affirmant qu'aucun fondement juridique ne justifie l'exclusion.

Les acteurs 
  • VERA, une association de présidents, recteurs et directeurs généraux des neuf grandes universités de recherche israéliennes. Depuis 2023, l'association est à la pointe de la lutte contre le boycott académique, qu'elle présente comme une menace pour la science israélienne et pour sa capacité à peser de l'intérieur sur l'agenda scientifique européen.
  • Kesher, cabinet d'avocats bruxellois spécialisé en droit européen, représentant notamment l'Université de Tel-Aviv et l'Institut Weizmann. Son rapport intermédiaire de janvier 2025 pour VERA dénonce des « attaques coordonnées » de groupes d'universités et propose des contre-mesures.
  • ACOM, une organisation non gouvernementale et un groupe de lobbying pro-israélien basé à Madrid.
  • Le Conseil de l’enseignement supérieur d'Israël ouvre en 2026 un bureau dédié à la lutte contre le boycott, doté de 6 millions de shekels (1,7 M€), avec un passage assumé d'une politique réactive à une conduite « offensive et proactive », centrée sur l'Europe occidentale.

LIENS EXTERNES ET TÉMOIGNAGES

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