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Rupture des partenariats avec les universités européennes : les manœuvres d'Israël

Coupure de financements, Harcèlement / doxing, pression / sanction disciplinaire, Campagne de diffamation / délégitimationProcédure judiciaire: non

DATE

21 novembre 2024

LIEU

Paris (France)

PERSONNE/INSTITUTION VISÉE

La Sorbonne

DOMAINE

Université, Etudes supérieures, association, syndicat étudiant

RESPONSABLE DE L'INTERDICTION

Kesher et Ambassadeur Joshua Zarka

Après six mois d’enquête, Investigate Europe et Reporters United révèlent les tentatives d’Israël visant à empêcher les universités européennes de rompre leurs liens académiques avec les institutions israéliennes.

Au cœur de ce réseau,  l'Association des présidents d'universités israéliennes, VERA a dépensé plus de 800 000 dollars en frais juridiques sur deux ans pour maintenir les partenariats avec les universités européennes.

Le cabinet Kesher est ainsi  intervenu auprès de 27 universités dans 9 pays, avec un enjeu principal : maintenir la présence d’Israël au sein d’Horizon Europe, le programme de recherche de l'UE doté de 95 milliards d'euros, auquel Israël est associé depuis 2021.

La Commission européenne a jusqu'à présent soutenu la participation israélienne, estimant qu'une exclusion fondée sur la nationalité serait discriminatoire. Aucune institution israélienne n'a été suspendue pour manquement à l'article 14 de la convention de subvention Horizon, qui impose les normes éthiques les plus élevées ; une position que les détracteurs opposent au traitement réservé à la Russie, dont les paiements relatifs à 29 projets, d'un montant de 12,6 millions d'euros, ont été gelés quelques jours après l'invasion de l'Ukraine.

Cas 2: La Sorbonne

Une organisation étudiante dépose à plusieurs reprises une motion devant le conseil d'administration pour rompre les partenariats avec l'université israélienne, dont Tel-Aviv. Des documents internes de Kesher s'attribuent le mérite d'avoir fait dérailler l'initiative, évoquant la « collaboration étroite » de l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka.

Les acteurs
  • VERA, une association de présidents, recteurs et directeurs généraux des neuf grandes universités de recherche israéliennes. Depuis 2023, l'association est à la pointe de la lutte contre le boycott académique, qu'elle présente comme une menace pour la science israélienne et pour sa capacité à peser de l'intérieur sur l'agenda scientifique européen.
  • Kesher, cabinet d'avocats bruxellois spécialisé en droit européen, représentant notamment l'Université de Tel-Aviv et l'Institut Weizmann. Son rapport intermédiaire de janvier 2025 pour VERA dénonce des « attaques coordonnées » de groupes d'universités et propose des contre-mesures.
  • ACOM, une organisation non gouvernementale et un groupe de lobbying pro-israélien basé à Madrid.
  • Le Conseil de l’enseignement supérieur d'Israël ouvre en 2026 un bureau dédié à la lutte contre le boycott, doté de 6 millions de shekels (1,7 M€), avec un passage assumé d'une politique réactive à une conduite « offensive et proactive », centrée sur l'Europe occidentale.

LIENS EXTERNES ET TÉMOIGNAGES

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